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Le premier qui me dit que le champagne n’est pas un vin…

bannière - cave champagne

…je lui annonce d’office : le champagne est un vin. Désolé de vous l’apprendre pour certains, de vous le répéter pour d’autres, mais en tant que produit obtenu exclusivement par la fermentation alcoolique, totale ou partielle, de raisins frais, foulés ou non, ou de moûts de raisins, le champagne est un vin, effervescent (comme de nombreux autres) soit, mais un vin.

« Oui, mais il n’a pas d’année marqué dessus, comme le Champomy » me rétorquez-vous. Et bien ça, c’est une spécialité champenoise. L’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) Champagne tolère effectivement d’avoir des vins dit d’assemblage, non seulement au niveau des cépages, mais aussi des années. Effectivement, la champagne n’étant pas spécialement réputée pour son climat favorable, rappelons que c’est le vignoble le plus septentrional du monde, y produire un vin de qualité chaque année n’est pas des choses les plus aisées. De fait, il est donc possible pour les vignerons champenois d’élaborer leurs cuvées à partir de réserves d’années précédentes. Ce qui a ses avantages et ses inconvénients : D’une part, vous pouvez conserver un goût identique durant des années (c’est l’apanage des grandes maisons de champagne, vendant toutes un goût similaire, quel que soit la bouteille, quel que soit l’année), mais en contrepartie, vous avez toujours le même goût identique durant des années… pas de millésimes meilleurs que d’autres (dramatique pour un amateur de vin). Heureusement, il existe des exceptions durant les grandes années qui permettent de millésimer certains vins comme, dans les plus récentes, 1990, 1996, 1998, 2000, 2002, 2003.

Carte de la région champenoise

Mais revenons à nos moutons. Le champagne est produit dans la région éponyme (pour faire simple – pour plus de détails, je vous invite à lire Wikipédia). On compte 3 grandes « zones » de production : La montagne de Reims, la côte des blancs et la vallée de la Marne. Le 3 étant un chiffre clé, le champagne est aussi produit à partir de 3 cépages, le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier.  17 est aussi un chiffre clé, comme le nombre de terroirs de grands crus (généralement positionnés sur des villages). Certains sonnent directement à notre oreille comme Aÿ, Bouzy, Avize, Chouilly, Cramant…

Autre petit rappel, le pinot noir comme pinot meunier sont deux raisins noirs à jus blanc. Ils produisent donc naturellement un vin blanc. Après, si l’envie vous en dit, vous pouvez en obtenir un jus rouge ou rosé en travaillant avec les pulpes.

Une grappe de Chardonnay

Qu’apportent ces cépages ? Et bien le chardonnay apporte une fraîcheur, une vivacité qui est pour beaucoup typique du champagne. Ce n’est qu’après quelques années qu’il saura apporter des tonalités beurrées, briochées au vin. Dans sa jeunesse, c’est surtout sa fraîcheur qui est transmise. Notons que c’est le cépage le moins planté en champagne, le plus aristocratique des trois. Pour information un champagne blanc de blancs n’est composé que de chardonnay. Le second grand cépage champenois est le pinot noir. Cépage réputé en Alsace et en Bourgogne, celui-ci s’exprime aussi très bien en champagne, apportant une structure, une puissance au vin. Tout comme le chardonnay, c’est un cépage qui sait bien vieillir. C’est lui qui sait apporter ce côté vineux au vin que j’aime tant 😉 . Le troisième larron est le pinot meunier. Très rond et fruité, le pinot meunier ne sait pas vieillir, mais son côté fruité plaît au grand nombre, c’est d’ailleurs le cépage le plus planté en champagne.

Voilà rapidement pour cette introduction au champagne, si vous souhaitez savoir quels sont ceux que j’aime, et bien c’est par ici !

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