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Vin et cinéma n°9 : Le Majordome

affiche-Le-MajordomeC’est la rentrée, le retour à l’école, la fin des promenades dans les vignes sous le soleil (pour les citadins) et le temps qui se couvre… Mais en même temps, la rentrée est aussi un joli moment de cinéma avec sa pelletée de festivals (Deauville, Venise…) et donc, de films à venir. Les blockbusters sous stéroïdes de l’été, c’est fini, on attaque les choses sérieuses et les films « oscarisables ». Et dans ces films sort notamment aujourd’hui la dernière réalisation de Lee Daniels avec Forest Whitaker : Le Majordome (dont vous pouvez découvrir une critique ici pour ceux qui veulent).

Alors, pour faire simple, le Majordome est l’histoire d’un majordome noir à la Maison Blanche. Pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, nous allons donc suivre son histoire, et parallèlement celle de l’évolution des droits civiques. Casting 3 étoiles, réalisation au top, il paraît que le président Obama himself aurait essuyé une larme…et beaucoup d’autres aussi. C’est ainsi qu’une question nous brûle alors les lèvres… On boit quoi devant ce film sacrebleu ???

Grave question que cette dernière. Face à un film retraçant toute une période, il faut un vin qui avance dans le temps. Un vin qui sache évoluer, grandir, se bonifier, apprendre du temps, comme le fait le personnage de Forest Whitaker. Et non, ce vin ne peut définitivement pas être un de ces vins « sculptés » sur demande, aux raisins surmaturés, ces vins bodybuildés qui restent définitivement plus du côté des blockbusters de l’été que des statuettes dorées.

Non, le Majordome est digne de quelque chose de fin, surprenant, non conventionnel, et qui surtout doit pouvoir nous émouvoir. Un vin qui ferait essuyer une larme à Barack ? Un vin qui casse la baraque alors (je reconnais, elle était facile). Et pourquoi pas tiens !

Je suis certain que derrière son côté sûr de lui, il ne saurait résister à un vin qui nous donne à tous de beaux états d’âme non ? Vous voyez où je veux en venir non ? Oui, je parle bien de la production languedocienne d’Olivier Jullien. Et en particulier de la cuvée Les états d’âme. Pourquoi ? Et bien car elle sait nous émouvoir, et de plus, cette cuvée a une fin. Les derniers états d’âme produits datent de 2008. Or, 2008, c’est un peu l’élection d’Obama, symbole de la communauté afro-américaine, et point final du film. What else ?

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